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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 21:05

Lassitude

 

Doucement dans le jardin se lève le soleil cependant aucun son n’est audible et Nimara se demande ce qui lui arrive, elle se tourne vers la lueur pale de l’aube et le soleil lui brûle les yeux. Puis le souvenir lointain mais présent de sa solitude revient lui laissant une pensée douloureuse à l’esprit. Maintenant des flashs arrivent, ses amis, sa vie, mais aussi la mort.Toute tristesse s’efface alors de ses pensées pour ne laisser paraître que la satisfaction du moment présent.


 

Elle se dit que rien n’a plus d’importance maintenant, petit a petit elle se rappelle la soirée de la veille, la fête sur la plage, tout se passait bien, pour le mieux même. Le fait que le garçon qu’elle aimait éperdument l’ai quitté ne lui apparaissait plus que comme une vision lointaine sans couleurs ni sentiments. Bientôt elle songea de nouveau à tout ceci et comme un éclair elle se rappela la sonnerie de son téléphone.

Alors la mémoire lui revint, la police, l’accident, sa famille.


Nimara qui s’était alors relevé s’écroula, elle eut l’impression que plus rien n’existait sous elle, les souvenirs lui affluèrent alors à l’esprit par centaine, elle, à terre, pleurant toute les larmes de son corps, prenant conscience de sa parfaite impuissance vis à vis des événements : son père, sa mère et sa sœur étaient mort. Elle s’était alors réfugier dans son appartement croyant y trouver une quelconque consolation. Pourtant une fois seule, la tristesse l’avait accablé plus fort encore.


C’est ainsi qu’elle se dit qu’un bain chaud lui permettrait de se laver de toute cette vie qui n’avait était ponctué depuis un certain temps que part des échecs cuisants et répétitifs. Sa tristesse était telle qu’elle n’arrivait même plus à penser, ses membres dans l’eau chaude étaient figés autant que sa pensée. Pourtant lorsque sa tête tourna d’un mouvement brusque à cause des hoquets de ses pleurs qui n’en finissaient plus, son regard tomba sur un objet qui lui parut alors comme salvateur, tel une clé qui lui permettrait de s’échapper d’un monde de brume et de désespoir. Au milieu des flammes de ses pensées elle prit cette clé fine et miroitante, la retira du rasoir et ouvrit la porte. Le dernier souvenir qu’elle eut alors de cette soirée fut cette couleur rouge qui glissait dans l’eau telle une brume dense et profonde, puis tout son esprit plongea dedans …

 

>> Lassitude Partie II <<

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